En route vers le Congrès du Mans !

dimanche 5 avril 2015
par UA

Le 8ème congrès de la FSU se tiendra au Mans du 1er au 5 février 2016. Unité & Action, le courant de pensée majoritaire de la fédération, entend contribuer pleinement aux travaux préparatoire en ouvrant le débat.

La phase de préparation du Congrès du Mans doit débuter au niveau de la fédération par la constitution des groupes de travail sur les quatre thèmes présentés au dernier CDFN ; Éducation, enseignement supérieur et recherche ; Fonction publique, situation des personnels et organisation des services ; Alternatives économiques ; Syndicalisme. Le fil rouge de ces thèmes sera les services publics (enjeux, rôles, organisation …).

L’architecture de chacun des thèmes sera présentée au CDFN de mai.

Dans ce contexte, il importe d’identifier des questions centrales pour l’exercice de notre syndicalisme, qui devront être traitées à fond dès le début des débats de préparation de congrès tant au niveau des syndicats nationaux qu’au niveau des sections départementales. Le courant de pensée UA doit être le vecteur de ces débats.

Certaines questions ont déjà été identifiées, en particulier celles concernant l’avenir de notre syndicalisme. Ces questions ont déjà été traitées par les congrès précédents, mais il semble important de faire un point d’étape sur la mise en œuvre de ces mandats, d’envisager les évolutions possibles et de tracer des perspectives.

a) La question de l’évolution du paysage syndical. Dans le contexte actuel d’évolution des pratiques et stratégies syndicales, notamment celles de la confédération CGT et alors que le syndicalisme dans notre pays apparaît de plus en plus divisé, et de moins en moins efficace et audible, le mandat de construction d’un nouvel outil syndical doit être ré-interrogé. Il ne s’agit pas de remettre en cause les fondements de ce mandat, la fédération ne peut se développer ni même survivre si elle reste isolée dans son champ de syndicalisation, mais il s’agit de définir les stratégies permettant de construire des synergies avec toutes les forces syndicales qui partagent nos valeurs et nos orientations. Dans ce cadre, nous ne devons pas éluder les questions que poseraient un rapprochement structurel avec la CGT : bilan des initiatives menées, positionnement des SN, risque de fuite de syndiqués, relations avec les autres syndicats… Cette stratégie interroge également le champ d’action de la fédération ; l’ensemble des fonctions publiques ou un repli sur les secteurs où nous sommes en responsabilité ?

b) La question de l’évolution de la structure et du fonctionnement interne de la Fédération. Cette question touche à la fois les moyens syndicaux dont dispose la fédération au niveau national et départemental, notamment en termes d’implication de militants Unité et Action, dans un contexte où nous savons que l’action syndicale au plus près des agents et au cœur de notre métier est certainement la plus efficace afin de développer les mobilisation. La problématique de l’évolution des structures fédérales en regard de la réforme territoriale, et notamment de nos sections régionales devrait également être interrogée.

c) La question du processus de prise de décision des structures de la fédération lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse de type « binaire" à une problématique. Il ne s’agit pas de revenir sur le principe de la majorité qualifiée à 70 % qui permet de développer la synthèse et de porter des mandats soutenus par une grande majorité de la fédération, mais d’éviter de nous retrouver dans les situations du type « non titulaires » ou plus récemment « accord QVT » où paradoxalement c’est la position minoritaire qui impose sa position à l’ensemble de la fédération. Le SNES et le SNPI avaient proposé des modifications statutaires visant à résoudre ce problème au dernier congrès, proposition qui n’a pas été reprise. Il serait nécessaire que, si une proposition visant le même objectif devait être proposée au congrès du Mans, elle le soit pour le courant de pensée U&A afin d’impliquer davantage de SN et surtout une majorité de SD.

d) La question du projet syndical de la Fédération : dans le contexte de crise économique, sociale et environnementale que nous connaissons, où les positionnements syndicaux sont souvent caricaturés entre « accompagnement » et « opposition », il nous faut clarifier ce que nous souhaitons pour la FSU, comment mieux faire vivre un syndicalisme de « proposition, de négociations et d’actions ».

e) La question de l’impôt et de la fiscalité. La FSU a déjà des mandats sur le rôle et la finalité de la fiscalité, mais l’impôt est trop souvent considéré comme un simple moyen d’équilibrer les budgets où de réduire les déficits et jamais comme un outil de redistribution, de justice sociale et de développement économique. La FSU devrait se donner les moyens d’être audible sur ce dossier, cela devrait être un des objectifs de notre congrès.

Sur ces sujets, et même sur d’autres que vous pourriez proposer, nous vous invitons à contribuer par des textes relativement courts, de l’ordre d’un recto-verso, de façon à alimenter le débat fédéral et permettre aux militants U&A de porter nos positions dans les syndicats nationaux et dans les sections départementales.

Ces contributions peuvent être envoyées au collectif d’animation, elles ont vocation à être publiées sur nos supports d’information.

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Contribution A. Barlatier (UA 13) et S. Bartet (UA 84)
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Contribution SD IDF
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Congres du Mans - Contribution B. Grison
B. Groison

Documents joints

Contribution S. Tassel (UA SNESup)
Contribution S. Tassel (UA SNESup)