La CES et le mouvement sur les retraites

vendredi 12 novembre 2010
par UA

La présence de John Monks à la manifestation interprofessionnelle unitaire du 7 septembre illustrait le soutien de la CES aux mobilisations françaises sur les retraites.
La CES avait exprimé son soutien à l’opposition des organisations syndicales au projet de réforme sur les retraites qui ne répond pas aux enjeux actuels et futurs de la société.
John Monks avait déclaré : « Le défi majeur n’est pas l’âge du départ de la retraite mais la question de l’emploi. Tout l’effort doit porter sur l’emploi. Il est nécessaire de faciliter l’entrée des jeunes sur le marché de l’emploi en leur assurant des emplois de qualité qui leur permettront de financer le système public de protection sociale basé sur la solidarité, et d’avoir des retraites décentes. Garder les seniors sur le marché du travail est également capital, or ce n’est pas ce qui se passe actuellement, nous le savons. Nous ne devons pas nous tromper de priorité ».

La CES a adopté plusieurs résolutions pour exiger le maintien de systèmes de retraites garantissant des pensions correctes pour les travailleurs de l’UE.
Sa dernière déclaration la plus détaillée a été faite à l’occasion de la parution du livre vert sur les retraites publié par la commission européenne : la déclaration intégrale est jointe en annexe.
La CES y affirme notamment :"La baisse des pensions, dans le futur, n ?est pas une fatalité".

Pour la CES, garantir les pensions et leur niveau, cela implique de garantir la qualité de l’emploi et des salaires. C’est aussi, dans le cadre du vieillissement de la population, investir dans des services sociaux de qualité.
Renforcer les régimes publics de pension fondés sur la répartition, c’est-à-dire sur la solidarité inter et intra générationnelle et réduire et contrôler le développement des systèmes individuels de pensions gérés par les institutions financières.

Oui à la pérennité et à la viabilité des systèmes de pension
L’implication des organisations syndicales, représentatives des intérêts des cotisants et des retraités, doit être permanente et effective à tous les niveaux de décision et de contrôle. De même qu’elles doivent être consultées et associées à la mise en œuvre des réformes projetées et/ou entreprises, ainsi qu’à leur évaluation.
Car derrière ce débat sur le type de systèmes de pension à mettre en place ou à encourager/développer au sein de l’Union, c’est celui sur les valeurs et le type de société à promouvoir en Europe.
A travers les systèmes de pension ainsi prônés, veut-on bâtir une Union européenne fondée sur le marché et la libre circulation des capitaux ?
Ou alors veut-on bâtir et promouvoir une Europe sociale, fondée sur les valeurs de solidarité et de responsabilité collective, qui puisse garantir à chacun un revenu adéquat lorsqu’arrive l’âge de la pension ? C’est ce choix que fait la CES et qui trouve toute sa pertinence en cette année 2010, «  Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale  ».

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Réponse de la CES ai livre vert de la commission européenne sur les retraites