Les mandats du SNUIPP-FSU

lundi 24 février 2014
par UA

Mandats du SNuipp-FSU, congrès ST Malo 2013
Le SNuipp-FSU portera dans le Conseil supérieur des programmes sa vision de la culture commune et pèsera pour dénoncer la double prescription programmes/socle et pour que l’on tourne définitivement le dos à un socle qui conduirait à une école à deux vitesses ou à une école du socle.

I-2 Contenus et parcours scolaires
Pour le SNUipp-FSU, le socle de 2005 et les programmes 2008 étaient l’un comme l’autre marqués par des conceptions rétrogrades et inégalitaires et ne portaient pas la même ambition pour tous les élèves. Une nouvelle définition des savoirs indispensables est nécessaire pour viser à la réussite et à la poursuite d’études pour tous. Pour le SNUipp-FSU, l’école doit doter tous les élèves d’une culture commune qui fasse sens et le permette. Pour le SNUipp-FSU qui en avait fait la demande, c’est au conseil supérieur des programmes, autorité indépendante, de définir les contours des savoirs que la nation garantit à tous, les contenus d’enseignement étant un bien culturel commun dont la déclinaison doit être ambitieuse. La loi d’orientation redéfinit le socle en un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Si la notion de culture est désormais intégrée, le SNUipp-FSU regrette que le terme de socle, parce qu’il est trop connoté, soit maintenu. Le SNU ipp-FSU refuse un système avec deux référentiels socle/programmes qui peut conduire à un tri, notamment social, des élèves et organise une école inégalitaire. Les nouveaux programmes doivent être le seul référentiel des enseignements pour tous. Dans ce cadre le SNUipp-FSU demande la suppression du LPC. Il continuera de défendre les collègues qui ne le rempliront pas.
Les programmes de 2008, très contestés, dont le SNUipp-FSU a dénoncé dès le départ le caractère trop lourd et mécanique, doivent être abandonnés et remplacés, en assurant ambition, cohérence et progressivité. Ces nouveaux programmes, en rupture avec ceux de 2008, élaborés avec transparence, devront prendre en compte les avancées de la recherche mais impliquer également les savoirs pratiques du métier. Les enseignants doivent participer activement au bilan des programmes de 2008 et être partie prenante dans la construction des nouveaux programmes. Du temps devra être dégagé à cet effet. Les programmes du primaire doivent être clarifiés, rendus lisibles et donner toute sa place à la culture commune. Il faudra veiller à ce qu’ils donnent une place ambitieuse à tous les enseignements : certains doivent être repensés et d’autres retrouver toute leur importance notamment l’enseignement artistique et scientifique.

Les programmes doivent être conçus comme des outils professionnels à destination des enseignants, complétés par des documents les rendant compréhensibles et accessibles à tous, aux familles notamment. Des documents d’accompagnement doivent être élaborés et mis à disposition des équipes (en format papier pour ceux qui le demandent) afin d’apporter des éclairages didactiques et pédagogiques facilitant la mise en œuvre des programmes. Des temps institutionnels de formation facilitant leur appropriation doivent être prévus. Des temps doivent être banalisés pour permettre réflexion et consultation. Les programmes doivent être élaborés par cycles et dans le cadre de ses programmations par cycle les documents d’accompagnement doivent permettre aux équipes de construire les repères annuels nécessaires.