L’intervention collective nécessaire pour peser sur les choix pour l’école

dimanche 14 octobre 2012
par UA

L’intervention collective nécessaire pour peser sur les choix pour l’école

Après la première étape de la concertation, le président de la République et le ministre de l’Education ont donné les grandes lignes pour refonder l’école. Chacun pourra constater que le SNUipp aura marqué des points dans la bataille des idées. Des revendications portées depuis la création du SNUIPP-FSU sont maintenant des engagements présidentiels comme la priorité à l’école primaire avec "Plus de maîtres que de classe", la maternelle, ou la nécessité d’une réelle formation initiale, ... Les mobilisations dont nous avons été à l’initiative ces dernières années ont sans nul doute pesé.

A côté de cela, l’annonce du retour à la semaine de 4,5 jours commence à susciter des inquiétudes légitimes voire même des crispations.

Sur tous ces sujets,il faut rejeter l’idée que "tout est bouclé". Sur les rythmes (organisation de la journée, de l’année pour les élèves, contreparties pour les enseignants,...) comme sur la priorité au primaire (évaluation des élèves, devoirs à la maison, redoublement, moins de trois ans, formation, ...), tout reste à préciser. C’est l’objet des discussions qui commencent lundi 15 octobre. Le projet de Loi avec les grands axes sera présenté début novembre. Les aspects plus réglemen-taires, plus fins et précis seront encore soumis à négociation au moins jusqu’à la fin de l’année.

Rien n’est donc joué ! A nous de l’expliquer aux collègues. A nous de leur rappeler que jusque là, nous avons été les seuls à les faire intervenir dans le débat pour l’avenir de l’école avec notre questionnaire. dans le débat

Reste à gagner des mesures concrètes pour faire avancer l’école et améliorer le quotidien des enseignants. Personne ne peut attendre ! Ni les élèves , ni nos collègues.

Des lignes doivent donc être précisées, d’autres devront bouger comme la réaffirmation des RASED et donc des aides spécialisées, de la formation continue, de la nécessaire revalorisation, et de l’amélioration des conditions d’enseignement, ...

L’intervention collective des personnels est indispensable pour que soit pris en compte nos exigences concernant l’école, la réussite de tous sur tout le territoire, les conditions de travail des enseignants et leur reconnaissance. Le SNUIPP-FSU a invité les personnels au débat qui ne leur avait pas été ouvert. Ils viennent nombreux dans les RIS, ils répondent par milliers et avec intérêt au questionnaire du SNUIPP-FSU. Pour nous, rien ne pourra se faire sans les personnels, encore moins contre eux. Tout changement, y compris sur les rythmes, devra se faire dans la concertation avec des contre-parties prenant en compte leurs exigences. Dans les négociations qui s’ouvrent, le SNUIPP-FSU sera leur porte-parole.