Congrès de Brive : résolument offensif

jeudi 2 septembre 2010
par UA

Un congrès dynamique dont le SNUipp sort renforcé dans sa détermination à défendre l’école, la réussite de tous les élèves, un projet cohérent pour les élèves et les personnels.

C’est d’abord une volonté de construction de mobilisation générale dans la durée sur l’éduc et l’interpro proposée dès le début du congrès qui se dégage de la résolution du congrès : grève la plus unitaire dans les premiers jours de la rentrée, manifestation nationale, votation, grève interpro sur retraites et emplois dès l’ouverture du débat parlementaire …

Sur presque tous les sujets, les débats et la synthèse ont permis de se doter de mandats offensifs.

Offensifs en matière éducative. Tout en rappelant la condamnation de la politique libérale et la gravité des mesures qui ne font pas débat, le congrès a réaffirmé la volonté du SNUipp de transformer l’école avec plus de maîtres que de classes. Le congrès a confirmé l’exigence d’une véritable formation professionnelle des enseignants avec un concours dont le M1 est une préparation.

Offensifs en matière de carrière avec la décision de revendiquer un cylindrage du corps des Pe avec l’intégration de trois échelons de la hors classe et l’accès de tous à l’indice 783 de la hors classe. Le débat revendicatif se poursuivra sur la demande d’augmentation de promotions à la hors classe qui a partagé le congrès.

Offensifs en matière de droit syndical avec l’organisation d’une campagne unitaire sur le SMA et sur les RIS. Le droit syndical devient un objectif majeur d’intervention du syndicat qui devra s’appuyer sur l’engagement des sections départementales.

Le syndicalisme traverse une période complexe : la politique gouvernementale avec les attaques simultanées sur de nombreux fronts s’accompagne d’une intransigeance dans des conflits pourtant durs ( Poste, SNCF, ….). Le fatalisme lié à la mondialisation et aux décisions qui dépassent le seul territoire français, est utilisé par les gouvernements pour freiner ou contrer les mobilisations.

Le congrès a été traversé par cette contradiction entre la nécessité de réagir à un haut niveau contre cette politique et la difficulté de construire avec les collègues une mobilisation massive au plan local comme national. Contradiction d’autant plus vive que Le SNUipp s’est construit sur la volonté « d’associer l’ensemble des syndiqués aux décisions du syndicat » (préambule des statuts). De nombreuses sections a exprimé un malaise que nous avions déjà connu lors du congrès de Lille, mais en se limitant trop souvent à la seule responsabilité du SNUIPP et de la FSU. Dans la plupart des sections, le nombre de participants aux congrès départementaux interroge et pose la question de l’expression des syndiqués non impliqués dans la vie syndicale : ce constat devient un enjeu pour l’avenir et pour l’impact de nos actions.

Les décisions prises par le congrès, et notamment sa résolution, permettent à la profession de s’exprimer et de se mobiliser dès la rentrée.

Il s’agit pour le SNUIPP et ses sections départementales de créer les conditions pour que l’ensemble de la profession soit impliqué dans la construction des mobilisations. Quelques soient leurs formes, elles doivent rassembler le plus grand nombre et s’appuyer sur notre démarche unitaire.

A l’issue d’un congrès marqué par un renouvellement des équipes (48% des congressistes connaissait leur premier congrès), un nouveau secrétaire général a été élu : Sébatien Sihr remplace Gilles Moindrot.

A la veille d’élections professionnelles, ce congrès donne l’ambition au SNUIPP, syndicat majoritaire, d’être toujours plus représentatif, toujours plus au service de la profession et de la réussite des élèves


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